Le blog,  Texte en vrac

Lettre à ma moitié

C’est un de ces moments. Celui où je me retrouve au milieu de l’océan. Mais il n’y a pas d’eau. Il n’y a pas de vie. Juste moi et cette sensation étrange, étouffante. Je cherche quelque chose autour de moi. Au début, je ne sais pas quoi. Très vite, je me rends compte que ce dont j’ai absolument besoin c’est d’une prise. Une branche, une main, n’importe quoi.

Mais alors que je suis toujours à la recherche de cette prise qui ne vient pas, elle m’engloutit. Toute cette eau… Tel un torrent, elle m’emporte dans les profondeurs les plus noires de mon âme. Je suffoque. Je tente de trouver de l’air. Je n’arrive plus à respirer. L’eau qui m’entoure reflète des images. Celles que je passe ma vie à repousser, que j’aimerais tellement être capable d’oublier.

Mes paupières se ferment et je les serre alors que mon corps se met à hurler. Ce n’est pas une voix, c’est un appel de chacune de mes cellules. La résonnance d’une souffrance gravée dans mon âme.

Et quand je pense enfin qu’il est temps de l’accepter, que tout est perdu, ses doigts se glissent autour des miens avec tendresse. Une douceur comparable à la beauté de cette âme.

Un jour, j’ai conclu ma saga en une phrase emblématique. Il existe des personnes hors du commun. Des personnes qui vous donnent envie de voir la vie d’une autre manière. L’âme pure et angélique de Livie est tout droit inspirée de cette main qui me retient fermement. Cette main, ma bouée, était ma destinée. Je ne suis pas une personne qui croit au destin. Je suis une personne qui pense simplement que l’amour que nous ressentons au plus profond de nous ne peut être uniquement le fruit d’une chimie de notre cerveau.

Alors cette main je ne la lâche pas et lorsque je rouvre les yeux, ces iris m’apaisent. Je ne ressens plus rien.

Plus la douleur.

Plus la solitude.

Je suis un tout, avec lui.

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