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Le jour où j’ai mis un coup de pied aux fesses à la maman parfaite que je souhaitais devenir

Il y a un peu plus de 6 ans, j’étais à l’hôpital et venait de mettre au monde mon fils. Quand j’y repense, je me dis que le temps passe si vite !
As-tu aussi cette impression que les années filent sous tes doigts de manière complètement incontrôlable ?

💟💟💟

Je me rappelle que, plus jeune, j’entendais mes parents parler de cette façon et je me disais qu’ils étaient ridicules. Parce que le temps ne passait pas si vite que ça. Mais, quand tu passes à l’âge adulte et surtout quand tu regardes tes enfants grandir, tout change.

⏳ C’est comme si une horloge s’était soudain mise en route dans ton esprit pour te rappeler que rien n’est éternel. Et c’est pour cette raison qu’il faut savoir apprécier les bonnes choses.

Pour ce qui me concerne, ma famille est essentielle. J’ai rencontré mon mari alors que je n’étais qu’une jeune adolescente naïve et qui n’avait encore rien vécu. À nous deux, nous avons construit ma plus belle réussite. Notre famille. 💗

La seconde donnée qui m’est vitale, mes amis. Ceux qui comptent le plus dans mon cœur se comptent sur les doigts d’une main. Ce sont des amis avec qui je partage mes doutes, mes peurs, mes joies et qui ont su se montrer présents quand j’en ai eu besoin. 💜

🤱 Donc, j’en reviens à la naissance de mon fils. Je te dessine le tableau:
la nuit, l’hôpital est silencieux et ce petit humain dans mes bras hurle, hurle, hurle. Je suis en plein baby blues et je me sens soudain totalement nulle. Et moi qui pensais qu’être mère était inné, me voilà avec une bonne claque pour me rendre compte que ce n’est que des conneries.

👼 Depuis trois jours, je n’arrive pas à dormir, dès que je le pose, il pleure et pour couronner le tout, l’hôpital a décidé de nous garder en surveillance, car mon bébé ne grossit pas.

À cet instant précis, je me sens comme la pire mère au monde. Je me sens tout simplement incapable d’endosser ce rôle et je regarde mon petit crapaud en lui disant que je suis tellement désolée de ne pas être une meilleure mère.

😢 Quelques minutes. Il s’endort contre moi. J’ai trop peur qu’il se réveille encore si je le repose dans son lit et le garde contre moi, pour seulement apprécier le silence. (C’est à partir de ce jour que j’ai béni le cododo !) Je lève les yeux et observe la pénombre à travers la fenêtre.

Pourquoi je n’y arrive pas ?

Pourquoi je ne suis pas cette mère qu’on décrit dans les magazines ?

Où est cet instinct maternel dont j’ai tant entendu parler ?

💔 Très vite, les larmes coulent. Je pleure de ne pas être la mère parfaite, cette mère que la société nous impose d’être.

Machinalement, sans trop savoir pourquoi, je prends mon téléphone. Il est 4 heures du matin, mais j’ai besoin que quelqu’un me dise que ça en vaut la peine et que tout va finir par s’arranger.

J’envoie donc un message à une de mes meilleures amies, alias plumette. 💘

À 4 heures du matin.

Complètement paumée.

Et à 4 heures du matin, elle répondra présente. À travers des SMS qui dureront une bonne partie de la nuit, elle ne me dira pas que c’est facile. Elle ne me dira pas que tout ira bien. Au contraire.

Elle va me dire que oui, parfois on a besoin de pleurer, et qu’il faut le faire, car ça fait du bien. 💘

Elle me dira qu’être mère, c’est se réinventer, et faire de mieux qu’on peut, même si on doit en oublier toutes ses résolutions farfelues. 💘

Et elle me fera comprendre d’arrêter de croire à toutes ces conneries et de devenir la femme que je suis, moi. 💘

Pas la mère parfaite.

Pas la mère idéale.

Juste moi.

🤱 Celle qui aimera son enfant plus que tout au monde, juste parce que même si je pleure certains jours, même si je crie, même s’il me rend folle, il me suffira de le regarder pour me rappeler ce moment. Celui où j’ai tenu mon bébé pour la toute première fois dans mes bras.

Je crois que c’est ce que j’aime le plus plus chez elle. Sa franchise et sa façon à elle de voir la vie sans filtre.

Et sans le vouloir, cette nuit-là, elle m’aura donné les armes essentielles dont j’aurais besoin face aux difficultés que nous rencontrerons face à son handicap.

Je suis loin d’être la mère parfaite.

Je suis loin de l’idéal de la maman toujours patiente.

Oui, parfois je crie. Oui parfois, j’ai besoin d’une pause pour respirer. Mais si je suis certaine d’une chose, c’est que mon fils, aussi imparfait soit-il, est la perfection à mes yeux. Il est la continuité de notre amour. Il est notre trésor.

Tout commence par une histoire d’amitié. C’est pourquoi elle a une si grande place dans mes romans, un peu comme dans ma vie.

💗💗💗

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