Emmène-moi à l'océan,  Le blog,  Toi. Moi. Et les étoiles

Petite victoire, grande réussite !

Et si on se faisait un petit bilan ?

Des victoires à fêter? Ou peut-être des échecs qui te minent le moral?

Si c’est le cas, laisse-moi te raconter une histoire.

Il ne faut pas voir nos échecs comme une fatalité. Les échecs sont des expériences.

Depuis tout petit, ce schéma se répète. Tu n’as pas appris à marcher en un jour. Tu as fait des chutes.

(Et je ne te parle pas de l’apprentissage du vélo! En digne cascadeuse malgré moi, j’ai encore des souvenirs qui me font froid dans le dos ! )

Mais nous avons quelque chose d’autre en nous. La volonté. Celle qui nous pousse à nous dépasser. 

J’ai connu des échecs comme tout le monde. L’école ce n’était pas trop mon truc. A part les cours de français et les longues rédactions du cours de (appelons-la Mme X) au collège, j’étais paumée. 

Ensuite au lycée, j’ai eu (cette fois ça sera Mme Y). Haaa cette chère Y.

Est-ce que tu as eu toi aussi cette prof qui était incapable de t’accorder un mot gentil et qui passait son temps à critiquer chaque aspect de ta personnalité? Un vrai calvaire et pourtant, je me souviens encore aujourd’hui de ses cours et parfois ça me manque.

Parce que ça avait beau être une peau de vache (oui, j’assume complètement), elle m’a appris l’amour des mots.

J’aimais écrire. Mais elle, elle m’a appris à donner un sens et de la valeur à chaque mot prononcé. J’ai disséqué des textes afin de saisir chacune des pensées des auteurs juste en étudiant quelques passages d’un roman.

(Et elle adorait Proust, autant dire que ça allait très loin dans la réflexion…)

J’ai détesté cette femme hautaine, méchante et avec du venin dans la bouche.

Mais je me souviendrais pendant longtemps du professeur fantastique qu’elle a été pour moi. Elle m’a ouvert une porte et plus jamais après ça je n’ai vu l’écriture de la même manière.

J’écrivais avec conscience. J’écrivais avec un réalisme qui me vient du fond des tripes. 

Aujourd’hui, j’ai 34 ans. Je n’ai jamais eu mon bac, j’ai foiré mes études et j’ai connu des années de galère.

Pourtant lorsque je fais mon bilan, je ne vois pas ça comme un échec, au contraire. 

Tout comme les personnages de mes romans, j’ai été moi aussi écorché. Et ça a fait de moi ce que je suis aujourd’hui.

On m’a dit que je ne ferais jamais rien de ma vie.

Aujourd’hui, je suis l’auteure d’une saga en 6 tomes qui s’est vendu (et se vends encore ) à des milliers d’exemplaires : Toi. Moi. Et les étoiles, et mon dernier roman Emmène-moi à l’océan prend le même chemin !

Pourquoi je te dis ça?

Pour que tu ne cesse jamais d’y croire.

Peu importe les personnes qui te rabaisseront ou ne croirons pas en toi.

Peu importe les échecs que tu vivras.

La vie est un long chemin. Rien n’est jamais terminé. Apprécie chacune de tes victoires, c’est très important.

Peut-être que demain, tout s’arrêtera. Mes livres ne plairont plus, et je n’arriverais plus à écrire. Alors je profite chaque instant de ce cadeau. Voilà ce que je tenais à te dire aujourd’hui.

Prends 5 minutes et repense à toutes tes batailles.

Il y a des échecs, mais il y a surtout des victoires, des petites ou des grandes, ce n’est pas important.

L’important est de les apprécier. De les enfermer dans ton cœur pour te donner l’énergie nécessaire pour le jour où la vie essaiera de te mettre K.O.

Alors tu pourras regarder en arrière et te dire que non, tout n’est pas finit. Il y aura toujours de l’espoir.

Ps: Un an après mon départ du lycée, cette chère Mme Y a poussé le bouchon de la méchanceté un peu trop loin et s’est vue prendre une gifle monumentale par une de ses élèves. Si ce n’est pas un acte que j’encourage, c’est ce qu’on récolte en méprisant le genre humain. Alors la tolérance, et le respect, c’est pour quand?

Please follow and like us: